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Recommandations de prise en charge onco-gynécologique durant la pandémie Covid-19

  1. De façon générale, et en guise de préambule, il est important de rappeler que nous vivons une situation sanitaire inédite et rapidement évolutive. Ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera peut-être plus demain. Nous vous proposons donc les grandes lignes d’attitudes vouées à évoluer quotidiennement.
  2. Toute patiente avec nouveau diagnostic de cancer gynécologique doit, plus que jamais, être présentée en Concertation Oncologique Multidisciplinaire (COM) afin de proposer un plan thérapeutique. Aucune patiente ne devrait être traitée sans discussion préalable en COM, qui peut/doit se dérouler par visioconférence afin de respecter les règles de distanciation sociale.
  3. Il n’y a, sauf situation particulière d’engorgement hospitalier, pas de raison de dévier des standards de recommandation de prise en charge des tumeurs gynécologiques.
  4. Les procédures diagnostiques non-invasives sont à privilégier par rapport aux procédures chirurgicales.
  5. La prise en charge des pathologies pré-invasive peut être raisonnablement différée à 3 mois, pour autant qu’une maladie invasive ait été exclue à l’aide des moyens dont nous disposons.
  6. La prise en charge des pathologies néoplasiques invasives chez les patientes présumées non malades du COVID-19 devrait être considérée comme « urgence médicale relative » et ne pas être postposée à « l’après-COVID-19 », afin de ne pas péjorer le pronostic des patientes d’une part, et de ne pas engorger les trajets de soins de « l’après-COVID-19 » d’autre part.
  7. Si une structure hospitalière ne peut assurer la prise en charge standard d’une patiente avec diagnostic de cancer gynécologique, il est préférable de la référer vers un centre proche qui peut l’accueillir plutôt que de la reporter dans le temps.
  8. La laparoscopie est considérée comme une procédure « aérosolisante ». Il n’y a malgré tout aucun rationnel pour favoriser, chez une patiente présumée non malade du COVID-19, la laparotomie pour réaliser une procédure  qui, en temps normal, est réalisée par laparoscopie. Par ailleurs, en période de pandémie, le principe de précaution maximale doit être appliqué à l’ensemble du personnel présent dans la salle d’opération où une laparoscopie est en cours, c’est-à-dire :  
    1. Habillage/déshabillage méticuleux
    2. Port de visières/lunettes de protection
    3. Port de masques FFP2
    4. Port de gants
    5. Insufflation d’un pneumopéritoine à basse pression
    6. Filtration des gaz et des fumées exsufflées avec dispositif de type ULPA filtrant jusqu’à 0.06m  (taille du RNA viral)
    7. Minimisation des risques des fuites de gaz/fumée au niveau des trocards et lors de l’extraction des pièces opératoires

Recommandations du groupe de travail d'oncologie du GGOLFB du 14/04/2020 sur base des recommandations publiées dans l'IJGC (Réf : Ramirez PT, et al. Int J Gynecol Cancer 2020;0:1–3. doi:10.1136/ijgc-2020-001419)

 

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Oncologie

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