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Wallonie: pas de dépistage systématique du cancer du col de l'utérus

Par Auteurs I.L. avec P. Bollekens et M. Allo29 avril 2017 L'article et la vidéo ci-dessus proviennent du site internet de la rtbf.  

Certains experts du monde de la santé en Wallonie s’opposent au ministre de la Santé, Maxime Prévot, qui après leur avoir demandé de plancher sur un dépistage systématique du cancer du col de l’utérus a finalement décidé de mettre les moyens ailleurs.

En Belgique, 700 femmes sont touchées par ce cancer et près de 200 en meurent. Si la vaccination est gratuite jusqu’à la majorité, le dépistage est remboursé par l’INAMI tous les trois ans et il n’est réalisé qu’à la demande de la patiente ou proposé par le médecin. Cela ne représente qu’une femme sur deux et les spécialistes souhaiteraient pouvoir atteindre le chiffre de 80% de dépistages de la population concernée.

Les femmes des milieux défavorisés passent à côté

Dans le nord du pays, il y a un dépistage systématique. Les femmes entre 25 et 64 ans, sont invitées personnellement à se faire dépister gratuitement tous les trois ans. 65% d’entre elles se font dépister.

Pour l’instant, côté francophone, on estime que la moitié des femmes ne passent pas les examens de dépistage. Certaines issues de milieux défavorisés passent à côté, par manque d’information.

Il y a un an, Maxime Prévot a demandé à des experts de la santé de se pencher sur la question. Le chef du service de gynécologique obstétrique au CHU de Liège Frédéric Kridelka explique qu’ils ont proposé "un système qui se concentre principalement sur le caractère systémique et la couverture optimale de la population tout en réfléchissant à des moyens modernes de dépistage qui permettent d’en diminuer la fréquence".

Priorité au cancer colorectal

Mais le ministre a décidé de mettre ses priorités ailleurs en misant en particulier sur le cancer colorectal, plus fréquent dans la population. Malgré un dépistage systématique et organisé, seule une personne sur cinq se fait dépister. Ce cancer provoque 3000 décès par an en Belgique. "Vu la gravité et la fréquence de ce cancer colorectal, il est vraiment important que la participation soit maximale", explique la docteur Anne Boucquiau, cheffe de cabinet pour le pôle santé du ministre Maxime Prévot.

La vaccination

En Flandre, 80% des jeunes filles se font vacciner contre 35% en Wallonie, mais la vaccination pour le cancer du col de l’utérus n’est pas efficace contre toutes les souches des virus. Le dépistage est donc toujours bien nécessaire.

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